Les autorités continuent d’ignorer le secteur médico-sanitaire, en première ligne face à la Covid-19. Depuis dix mois de crise, pas un seul n’a songé à prendre des nouvelles de ces hommes et femmes, qui chaque jour, montent au front. « Une attitude totalement nauséabonde et inacceptable de la part des Dirigeants d’un pays » déclarait Arnaud Franchini, CEO de NAAB Ambulance Service LLC, lors du briefing hebdomadaire.
Le Gouvernement est responsable de cette deuxième vague !
Ce week-end de Toussaint, dans de nombreux commerces, des files d’attente à n’en plus finir venaient conclure l’incompétence sidérale des Dirigeants du pays qui n’ont pas voulu éduquer la population.
Jusqu’au 30 octobre dernier, l’obligation du port du masque n’était pas encore imposée, pour les entreprises au sens large et les écoles primaires. Pourtant, Monsieur le Premier Ministre avait indiqué : « En ce qui concerne le travail, le télétravail est rendu obligatoire. S'il n'est pas possible, le port du masque et la ventilation des espaces sont obligatoires. »
En prenant lecture des dispositions de l'Arrêté ministériel du 1er novembre 2020 modifiant l’Arrêté ministériel du 28 octobre 2020 portant des mesures d’urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID-19, cette obligation du port du masque sur les lieux de travail a purement et simplement été « oubliée » dans le prescrit de l'article 2 dudit Arrêté.
Nos ainés isolés à domicile :
« Quelle hâte d’évoquer la diminution des hospitalisations, alors que des malades parfois sévèrement atteints et à risque sont confinés à domicile, sous oxygène » précise Arnaud Franchini. « Ce week-end, des particuliers nous ont demandé si nous pouvions leur prêter une bouteille d’oxygène, car le fournisseur ne pouvait pas répondre à la demande, c’est aussi ça la réalité, comme quoi, on fait dire aux chiffres ce que l’on veut » poursuit-il.
Hospitaliser à domicile pour désengorger les hôpitaux, c’est aussi, parfois, isoler des personnes âgées à la maison avec un risque de suraccident réel.
« Au domicile, la personne âgée n’est pas surveillée en permanence, les chutes sont récurrentes et demandent finalement une hospitalisation pour un patient déjà fragilisé à la base » explique Arnaud Franchini. « Sans omettre que certains couples d’ainés se font hospitaliser en différé au sein d’hôpitaux distincts. Il est indéniable que pour une bonne partie de ces anciens, ils n’auront pas l’occasion de se dire aurevoir avant de mourir » rajoute t’il.
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